projets

044_TARDIS

Bordeaux (33) | 2014
Workshop organisé par Dauphins Résidence
Agora 2014 [off]

TEASER

un workshop ART / Architecture, au coeur d’AGORA
Darwin Ecosysteme a été notre hôte pour les 10 jours de Workshop et nous a permis de travailler dans un bâtiment de la Caserne Niel

Avez vous déjà pénétré un espace plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur ?
C’est peu probable.
Une équipe d’artistes et d’architectes a été invitée à se cogner à cette énigme lors d’une intense semaine de prospection collective, sur les chemins des hétérodoxies spatiales.

Nous avons habité 10 jours durant un bâtiment désaffecté.
Il a été demandé à chacun de se ménager une place, pour soi et les autres, dans ce vaste hangar ouvert à tous vents.
On a tous travaillé à cela et tous pratiqués les espaces qui ont été aménagés : un toilette de 3000 m2, un trou sous la dalle, une salle de sieste sous un arbre, un promontoire, un couloir de la taille d’une rigole, une piscine.
Nous avons même gouté une confiture de mur(e)s, écouté les sons qui habitaient jadis ce hangar et entendu les murs s’exprimer.

Le dernier jour d’Agora 2014, nous étions invités pour une conférence.
Il a été proposé au public de nous suivre dans un voyage raconté.

Des sessions de travail, la construction d’un terreau
Pendant quatre mois le groupe s’est construit autour de sessions de travail où chacun a appris à connaître l’autre, à respecter un temps de parole équitable entre chaque participant et à développer une capacité d’écoute et de synthèse nécessaire à ce travail collaboratif. Chacun a amené sa propre lecture de la question posée et ses envies de réponse. La question étant vaste, chacun a ainsi eu la liberté d’explorer ses hypothèses dans la perspective d’un temps de travail de dix jours in situ pendant lesquels la matière ainsi accumulée servirait de terreau

Une expérience collective, la mise en place de récits
Le lieu du workshop a été l’objet de nombreux questionnements pour finalement se saisir de l’opportunité qui se présentait quand Darwin-Ecosystème a proposé de nous héberger sur leur site de la caserne Niel.
Début septembre 2014 le groupe investissait pour dix jours le lieu proposé.
Un vrai campement a pris forme avec, pour une partie des participants, une expérience de vie continue sur le site.
Ponctué de sessions d’échanges récurrentes, sous la forme de discussions donnant un temps de parole à chacun et orientant les actions, le travail s’est déroulé en quatre temps :

1 / Parcourir les quatre hectares de la caserne Niel et trouver notre place.

En explorateur, le groupe a déambulé dans cette portion de friche urbaine, vestige d’un passé en transition. Il s’est arrêté, a débattu, a envisagé les potentiels de tel ou tel lieu pour finalement trouver un consensus autour de trois travées d’un hangar de métal dont seul persistait la structure nue.

2 / S’approprier le lieu choisi, l’habiter.
En être sensible, chacun a pris possession de ce hangar l’a parcouru, s’y est projeté, pour finalement s’arrêter sur une portion d’espace physique ou mental. A partir de là des récits sont nés. En effet, la parole s’est imposée comme restitution des sensibilités ainsi éprouvées.
Un réseau de sous-espaces s’est alors dessiné dans un espace plus vaste. Le groupe a ainsi constitué une succession d’espaces à habiter et au-delà. S’en sont suivies de multiples expériences de contorsion de ces fragments d’espaces transformés, transposés dans des univers non perceptibles, étirés à l’extrême, détournés, rangés ou encore classifiés.

3 / Vivre ici, ensemble, maintenant.
En être social, le groupe a construit une communauté de vie en même temps qu’il
construisait un habitat. Le workshop s’est étendu au-delà de la simple réponse spatiale.
Le groupe a exploré le sens du terme habiter en s’y confrontant.
Dormir, manger, se laver, travailler, se relaxer, rêver, répondre aux besoins primaires, se divertir, rire, dialoguer, la fatigue, la joie, l’énervement, l’implication, sont autant d’actions du quotidien, d’émotions qui ont construit ce travail et un récit propre à chacun.

4 / Synthétiser les avancements et concevoir la restitution du travail.
Restituer le travail est un processus toujours à l’oeuvre aujourd’hui. Dans un premier temps nous avons testé l’invitation au voyage. Alors pendant une heure, lors d’AGORA 2014, le public a été invité à traverser mentalement la Garonne et à s’immerger dans les trois travées de la caserne Niel au travers de textes, récits, sons, images et expériences gustatives.


Participants :

Mathieu Bergeret, 2PM architectes
Nicolas Delbourg, Studio Poivre
Guillaume Ramillien, GRA Architecture
Gabriel Beckinger, artiste
Naïs, stagiaire GRA
Lucie Palombie, stagiaire GRA
Hugues Joinau, Dauphins Architecture
Fayssal Oudor, Dauphins Architecture
Geoffrey Crespel, Artiste
Sébastien, stagiaire Dauphins
Quentin, étudiant en architecture
Julie Heyde, Criss Crossing
Lauren Havel, Criss Crossing